jueves, 31 de marzo de 2011

La construction du peuple : Robespierre et Verginaud

Ce qui m’intéresse dans le texte de Robespierre et la réponse de Verginaud est la manière que « le peuple » est caractérisé. Selon la position que ces deux personnages avaient au sujet de la révolution (le premier était un homme politique, le deuxième un législateur), tous les deux décrirent au peuple d’une manière différente. Sans doute, cette manière est intimement liée au lieu qu’ils mêmes veulent se donner dans les discussions de 1794.

Pour Robespierre, le peuple est un idéal. Il est la consumation de toutes les vertus : « la vertu est naturelle au peuple ». Cette vertu est selon Robespierre, « l’amour de la patrie et de ses lois ». Or, le peuple est l’unité des citoyennes qui forment la République… et en conséquence, tous ceux qui ne sont républicaines sont « des étrangères ou plutôt des ennemis ». Le peuple fonctionne comme un group exclusif et Robespierre, bien sur, se définit comme porte-voix ou représentant de leurs nécessités.

Pour Robespierre, le gouvernement est dehors du peuple et sa fonction est celle de s’immoler à « l’intérêt du peuple ». Le corps politique doit être vertueux pour le bon fonctionnement de la République… mais s’il est corrompu, il y a toujours d’espoir dans le peuple lui-même. Il est évident que Robespierre est en train de critiquer aux représentantes du peuple et leur administration. À partir de cette critique, il aperçoit deux factions qui ne font que désorganiser le gouvernement populaire : les modérés et les ultra-révolutionnaires.

La réponse du Vergniaud, qui se reconnaît selon la critique de Robespierre aux modérés, décrit le peuple d’une manière complètement différente. Son discours et plus symbolique mais explicitement clair. Pour lui, la qualité du peuple est son « énergie » : le peuple est bougé par la liberté du « feu » ; il est effervescent comme « la mer » ; il est capable de faire désastres comme la « tempête ». Le rôle du gouvernement (et des législateurs comme lui-même) est guider le peuple et le contrôler pour prévenir des effets pas désirés. Pour lui, « la convention est le centre autour duquel doivent se rallier tous les citoyens » : c’est-à-dire que la vertu se trouve selon Vergniaud dans le corps politique. Tout à fait contraire à l’idée de Robespierre, c’est le devoir du peuple s’en tenir au gouvernement.

jueves, 17 de marzo de 2011

Discours sur le style, Buffon

Dans son « Discours sur le Style », Buffon trait le langage comme une chose de la nature. Dans son argumentation, le style (la manière d’écrire appropriée) est analysé comme un être vivant et l’unité minimale du style (les idées de bonne foi) sont traitées comme des cellules: « Le style n’est que l’ordre et le mouvement qu’on met dans ses pensées. Si on les enchaîne étroitement, si on les serre, le style devient ferme, nerveux et concis ». Pour avoir un bon style, Buffon soutiens que l’on doit avoir un esprit « fécondé par l’expérience et la méditation ». C’est-à-dire le style dépend des facteurs intérieurs à l’auteur (le génie, la manière de raisonner, les idées) mais aussi par des facteurs extérieurs : l’expérience et le travail rigoureux dans le texte sont des facteurs qui permettent une bonne production. C’est drôle que pour exprimer ses idées sur le style, Buffon utilise concepts comme « la chaleur », la « lumière », le « métal », fait qui souligne son traitement du lange comme un objet qui a des qualités scientifiques et séparables.

Buffon pense qu’il y a un ordre dans la nature. Il croit que l’origine de la perfection de la nature et du bon style est la qualité d’organicité : « chaque ouvrage est un tout ». Pour faire des discours pour la postérité, Buffon dit qu’il faut faire « un système. C’est évident qu’en parlant du style, il veut faire un système organique et concis pour classifier les objets de la nature.

martes, 15 de marzo de 2011

Rousseau et l'origine des langues

Dans le première chapitre de “Essai sur l’origine des langues...”, Rousseau essaie de différencier les hommes et les animaux. Même s’il dit que les animaux ont des langues comme les hommes, il les sépare par la parole: “la parole est la première institution sociale”. Bien qu’il y a une grande difficulté dans le texte de différencier parole, langue et langage, je pense que Rousseau croit que la parole est une unité discernable dans la langue (comme après le croiront les formalistes). Or, est la parole une qualité essential des êtres humains? Pour penser l’origine idéale et les qualités essentielles de l’homme Rousseau veut analyser l’origine des langues.

Rousseau pense que le langage est une “institution des signes sensibles pour exprimer la pensée”. En relation avec ce que l’on a vu la dernière classe, je comprends que Rousseau pense que la parole remplace la pensée. C’est pour celui que pour Rousseau la parole a une limite et ne peut pas tout communiquer. Il fait une différence entre la communication de choses visibles et celle des choses invisibles (comme les sentiments). Pour Rousseau, la parole ne peut pas représenter le monde sensible et visuel: « les signes sensibles rendent l’imitation plus exacte ». Par autre cote, le monde des sentiments ne peut pas que s’exprimer par la parole : « l’intérêt s’excite mieux par les sons ». C’est cette nécessité de se communiquer (« l’art de communiquer ») la faculté propre des hommes et pour Rousseau, même si on n’aurait pas des organes pour le faire, on chercherait la manière de transmettre nos sentiments.

martes, 8 de marzo de 2011

Rousseau

Dans ses textes, Rousseau met l’accent sur l’importance de l’éducation des hommes. Dans l’extrait d’Emile, il compare l’homme de la nature avec l’homme de l’homme (c’est-à-dire l’homme de la société). Si bien il dit que l’homme de la nature peut être enfermé dans le tourbillon social (ayant son indépendance des autorités et des autres hommes), je crois que pour Rousseau l’environnement est un des conditions principales pour former les hommes. Dans ses « Promenades », Rousseau donne beaucoup d’intérêt à la nature. Pour lui, elle est la source de l‘imagination et des rêveries (comme elle sera après pour les romantiques). Mon fragment préféré est celui où l’auteur compare l’eau (un motif récurrent dans la Cinquième Promenade : l’eau de lacs, des rivières) avec « le flux continuel » des affections dans la vie. L’état du « sentiment de l’existence » est intimement lié à l’eau du lac qui mène et embrasse à l’auteur dans son bateau. Je crois que c’est pour cela qu’au lieu de nommer ses fragments « Réflexions », Rousseau les appelle « Promenades » : il veut nous montrer qu’il y a une relation analogique entre la philosophe et la nature, que seulement dans celle-ci naît celle-là.

jueves, 3 de marzo de 2011

Le Marquis

Dans les textes qu’on a lus pour mardi, tous les auteurs étaient fiers de l’illuminisme. Le Raison était le seul chemine vers le progrès. Sade est le premier qu’on a lu qui fait qu’on doute de cette idée. C’est qui m’intéresse de lui, est la manière selon laquelle il fait son argumente : il utilise la même logique que les philosophes de l’illuminisme ont utilisé pour nous convaincre de la suprématie de la raison, mais pour nous dire exactement la chose contraire.

En utilisant un ordre logique dans son argument, Sade nous mène dans un chemin qu’on ne veut pas. Au début, on accepte sa proposition de que la religion est une superstition et qu’il faut l’éradiquer pour le bien de la République. On accepte aussi ses arguments quand il dit qu’il faut changer les mœurs en France pour se mettre au courrant du nouveau temps. On lui accepte jusqu’au point où il n’y a pas du retour et on se rend compte qu’on n’est pas du tout d’accord. Son raisonnement est la preuve de que la raison peut nous conduire à contredire des valeurs qu’on pense essentielles.

Je ne peux pas finir de me décider si Sade se moque des philosophes illuministes ou non. Sont ses textes satiriques ? Ce discours dedans l’ouvre La philosophie dans le boudoir (au fait, le boudoir est un lieu absurde pour philosopher) appelle directement aux citoyens français, aux « gens capables de (lui) entendre » grâce à leur éclairement. Il invoque aux dieux grecs et aux erreurs des Romains. Il nous convaincre de que nous sommes des hommes illustrés, mais pour se rire de nous. Son raisonnement nous mène au point qu’on doute si la raison est indubitablement le chemin vers le progrès. Après tout, elle fut une des causes principales de la Terreur après la Révolution…

Note for this image: I once studied the different representations of "Women" during the French Revolution. This image was part of the illustrations published in La philosophie dans le Boudoir and it depicts Marie Antoinette and her two childs. Women from the aristocracy were often portrayed as lassive and immoral; on the other hand, the new "citoyennes françaises" were represented with maternal qualities, as it is shown in all the characterisations of La Marienne (below, Daumier's version).

martes, 1 de marzo de 2011

Condillac et Kant


Le point commun du texte de Kant « What is Enlightment ? » et celui de Condilac sur « L’analyse », est leur intérêt en expliquer comment se forme les connaissances générales. Leur principale préoccupation est quand ces convictions générales ne naissent pas de la raison mais des préjugés ou la superstition.

Condillac utilise la méthode qu’il a expliquée dans le deuxième chapitre de la Logique pour analyser comment l’histoire de la divination. Son objet général est prouver la suite d’idées qui ont fait naître la divination. Son point de départ est une caractéristique très générale : que les hommes ont plaisir ou douleur, qu’ils sont malheureux ou ont bonheur. Comme le langage ne permettre qu’exposer la raison dans un ordre successif, il continue à expliquer pas-à-pas les événements qui ont construit la structure du système de divination. Son explication est comme une chaîne de réflexion : il décompose l’histoire de la divination et pendant il donne des contre arguments pour critiquer la divination, il dirige son regard aux faits et idées particulières. Il fait dans ce texte ce qu’il a expliqué dans le texte sur « L’analyse » : pour analyser la pensée il faut suivre un ordre successif, pour avoir à la fin une idée abstraite et simultanée.

« But only a ruler who is hmself enlightened and has no dread of shadows, yet who likewise has a well-disciplined, numerous army to guarantee public peace, can say what no republic may dare, namely : ‘Argue as much as you want and about what you want,but obey ! ‘ » (Kant, page 7)

Dans nos lectures pour aujourd’hui, c’est qui m’intéresse davantage est penser comment Kant conçoit qu’une société doit fonctionner et quelles sont les bornes de la liberté des hommes. La liberté pour lui n’est que la liberté dans la pensée. Si le peuple peut discuter sur le sujet qu’il veut, il est déjà libre, même s’il doit obéir et réagir seulement par la peur a une armée.