martes, 22 de febrero de 2011

L'Encyclopédie

L’idée de « rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre » dans un livre m’émeut. Dans une première lecture, j’ai pensé que ce but était absurde : il naît du besoin de tout savoir et de tout classifier des hommes du dix-huitième siècle. Il montre la foi que l’homme avait de soi-même. Cependant quand j’ai réfléchi plus à ça, je suis arrivé à la conclusion que Diderot serait frappé avec l’Internet. Bien qu’il n’y a pas une distinction entre les choses qui sont « vraies » (qui ont un soutien scientifique) et les opinions arbitraires, dans l’Internet, je trouve palpable l’idée de rassembler toutes les connaissances de plusieurs hommes et institutions, dans un temps éternellement présent, dont l’ordre suivre l’intérêt du spectateur.

Si on change le mot « philosophe » pour « critique », je partage l’avis de Diderot quand il dit que l’Encyclopédie « ne pouvait être que la tentative d’un siècle philosophe ». Ce qui me frappe dans l’extrait est la manière selon laquelle Diderot s’étendre dans la discussion sur qu’est-ce que est un savoir et quelle langage ou autorité permettre un savoir déterminé. Diderot réfléchit sur comment les institutions font dépendre les savoir : la monarchie, la religion chrétienne, les académies des sciences et les arts. Et sur tout, l’Académie Français qui a donné forme au dictionnaire et que, par conséquent, contrôle le langage et la manière d’exprimer les savoirs.

jueves, 17 de febrero de 2011

Condillac

Dans le deuxième chapitre de la Logique, Condillac s’intéresse à réfléchir sur l’acquisition des connaissances. Pour s’exprimer il compare l’analyse que les hommes fait en regardant un paysage avec l’analyse de l’esprit (c’est-à-dire le monde intérieur de l’homme ou sa pensée). Il soutient que pour analyser, on doit séparer les objets et les pensées et faire un certain ordre. L’acquisition de connaissances est possible grâce à la décomposition en parties des objets/pensées et de son conséquente organisation.

En parlant de « l’esprit », je crois que Condillac parle du langage et de la manière que l’on organise nos pensées. Il réfléchit sûr la nécessité des hommes de caractériser les objets pour mieux les comprendre. Quand on caractérise un objet, on lui donne de qualités pour le séparer et identifier. Dans ce moment-ci, cette particularisation s’éloigne de la pensée de l’Age Moyenne où tout se rapportait et mélangeait. En plus, les idées de Condillac sur la décomposition de l’objet d’étudie sont évidemment l’origine de la pensée de de Saussure : la langue est un système où tout est lié et chaque objet dans le tout dépende des autres objets pour avoir une valeur.

Je n’arrive pas à comprendre la nécessité selon Condillac de rétablir l’ordre successif de décomposition des objets dans un « ordre simultané ». Cette re-composition semble une partie importante de la méthode d’analyse que Condillac propose. L’idée de tout embrasser entière et également se rapproche aussi aux idées du texte de D’Alambert et Fontenelle. Dans tous ces extraits il y a l’idée de que tout est lié et que dans une partie de l’objet on trouve un connaissance infini de tout ce qu’il a passé et tout ce qui viendra.

martes, 15 de febrero de 2011

Pascal "Les deux infinis"

Pascal is in the overlap of two paradigms. He has one foot in the medieval way of thinking, believing that the world has an established order. Even if he argues that we are not capable of understanding the infinite meanings and things smaller and bigger than ourselves (meanings that the medieval thought they could read in the relationship of the quality of things), Pascal still believes in the interrelationship of things by a “lien natural et insensible qui lie les plus eloignées et les plus différents” (69) which constitutes the harmony of the World and of which God is the ultimate proof.

On the other hand, his thoughts about the place of man in the Universe (“incapable de savoir certainement et d’ignorer absolument”) takes him closer to the way of thinking of man in the Modern era. The futility and limitation of man prefigures the twentieth century existentialism, which argues that man is ephemeral and limited but without Pascal's guarantee of meaning by the existance of a God.


Pascal states that there is an impossibility of knowing everything because knowledge is infinite and human beings are finite. He accepts the limits of man and renounces to the faith in reason to reach knowledge. However he will prove the existence of God by logic, saying that as we are incapable of knowing everything we cannot prove God’s existence other than by our faith:

“Nous (les homes finis) ne connaissons ni l’existence ni la nature de Dieu, parce qu’il n’a ni étendue ni bornes. Mais par la foi nous connaissons son existence; par la gloire nous connaitrons sa nature”

“S’il y a un Dieu, il est infiniment incomprehensible, puisque, n’ayant ni parties ni bornes, il n’a nul rapport à nous. Nous sommes donc incapables de connaitre ni ce qu’il est, ni s’il est.”

Borges reply to this argument in the text “Argumentum Ornithologicum” (1960) mocks the need of humans to prove the existence of God by reason. Would Pascal have honestly agreed with him if he had read him? Or would he have been offended by the joke?

Borges "Argumentum Ornithologicum"

en El Hacedor (1960)

Cierro los ojos y veo una bandada de pájaros. La visión dura un segundo o acaso menos; no sé cuántos pájaros vi. ¿Era definido o indefinido su número? El problema involucra el de la existencia de Dios. Si Dios existe, el número es definido, porque Dios sabe cuántos pájaros vi. Si Dios no existe, el número es indefinido, porque nadie pudo llevar la cuenta. En tal caso, vi menos de diez pájaros (digamos) y más de uno, pero no vi nueve, ocho, siete, seis, cinco, cuatro, tres o dos. Vi un número entre diez y uno, que no es nueve, ocho, siete, seis, cinco, etcétera. Ese número entero es inconcebible; ergo, Dios existe.

I close my eyes and see a flock of birds. The vision lasts a second, or perhaps less; I am not sure how many birds I saw. Was the number of birds definite or indefinite? The problem involves the existence of God. If God exists, the number definite, because God knows how many birds I saw. If God does not exist, the number is indefinite, because no one can have counted. In this case I saw fewer than ten birds (let us say) and more than one, but did not see nine, eight, seven, six, five, four, three, or two birds. I saw a number between ten and one, which was not nine, eight, seven, six, five, etc. That integer – not-nine, not-eight, not-seven, not-six, not- five etc. – is inconceivable. Ergo, God exists.


Descartes: "La réduction à la quantité"

Dans l’extrait “La réduction à la quantité”, Descartes réduit les choses matérielles du monde à une base commune : une qui peut être calculée .

Descartes inaugure la pensée rationaliste qui caractérisera l’homme moderne. Après lire son extrait, nous conclusions que la catégorie de l’homme, comme toutes les autres choses matérielles du monde, se réduit à une quantité, c’est-à-dire à quelque chose divisible et explicable par la géométrie et les mathématiques. Dans ma première lecture, c’est idée m’a frappé : dans cet argument, on trouve l’origine du pire aspect du monde capitaliste. L’homme d’aujourd’hui n’est considéré qu’un numéro, un chiffre dans la population, dans le marché et dans le consume. On n’est plus qu’un nombre dans une statistique.

Cependant, dans une deuxième lecture, j’ai compris qu’en réduisant l’homme à une base commune, Descartes a aussi élevé tous les hommes au même statut. Si nous ne sommes plus qu’un nombre tous les ordres hiérarchiques de l’age moyenne disparaissent. Les hommes deviennent égaux. Évidemment, ici on trouve aussi l’origine de la proclamation des droites des hommes.

Or, dans ce moment, comment on évalue le résultat des mots de Descartes ? Le monde marche toujours dans le pire sens du capitalisme (tout est quantifiable par l’argent) et il n’y a pas d’égalité au-delà du papier. Dans mon opinion, je crois que nous ne devons pas tout réduire à la quantité : c’est impossible tout connaître. On est tous différents et c’est précisément dans la différence qu’on garantit l’égalité.

Note : Oui, je suis une idéaliste incorrigible.